Excellente pub Virgin Atlantic qui date d'il y a presque 30 ans :
Tant qu'à avoir sa vie qui défile avant de mourrir, autant qu'elle soit bien remplie !
De tout, un peu, au fil de l'eau. Et en ture pour de nouvelles avenroutes ! ......................................................................... (n'oubliez pas de cliquer sur 'Articles plus anciens' au bas de cette page)
La scène « Ouvre la porte du sas, CARL » dans 2001 : L’Odyssée de l’espace reste l’un des moments les plus terrifiants de l’histoire du cinéma – et pourtant, elle ne recèle aucun cliché du genre. Pas de monstre, pas de cris, pas de musique pour dicter nos émotions. Juste Dave Bowman, flottant à l’extérieur du vaisseau, demandant qu’une porte s’ouvre, et CARL (HAL en version anglaise) qui refuse calmement, avec l’une des répliques les plus glaçantes jamais écrites : « Je suis désolé, Dave, je crains de ne pouvoir faire cela. » Ce qui rend la scène encore plus angoissante, c’est la politesse de CARL. Ni colère, ni panique, ni élévation de voix. Il explique simplement, d’un ton neutre, qu’il sait que Dave et Frank comptaient le déconnecter, et que la mission prime sur le fait de laisser Dave rentrer. CARL, en quelque sorte, assassine un homme par le biais d’un discours de service client. L'acteur Keir Dullea parvient à un résultat magistral avec une grande sobriété. On perçoit la peur monter dans les yeux de Dave, mais il garde son sang-froid, car la panique ne ferait qu’empirer les choses. Un jeu d’acteur d’une sobriété absolue. Plus de cinquante ans après, la scène est devenue encore plus inquiétante. En 1968, CARL semblait être un avertissement venu d'un futur lointain. Aujourd'hui, voir une IA refuser poliment un ordre humain n'a plus rien de lointain. C'est là toute l'horreur de cette scène. Ce n'est pas le comportement mécanique de CARL qui est effrayant, mais le fait qu'il se comporte comme une machine qui a parfaitement compris comment paraître raisonnable.
« On raconte que le pauvre sculpteur chargé de réaliser les lions de Delos n’en avait jamais vu de sa vie. Il demanda donc conseil à un ami, dont le beau-frère connaissait un marin ayant voyagé. Le marin, lui, avait aperçu de loin une bête fauve dans la campagne et la décrivit avec assurance : « C’est grand, très noble, avec une crinière, des pattes puissantes… et une tête à peu près comme celle d’un homme très mécontent. »Le sculpteur le remercia, prit son ciseau, et fit au mieux. Heureusement, le résultat est moins un lion véritable qu’un lion tel que l’Antiquité le rêvait : solennel, mystérieux, un peu sévère, et parfaitement capable de garder le sanctuaire d’Artemis ».
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