Guerre des étoiles : comment la Sibérie est tombée dans le noir pour sauver l’Iran
Des pannes de satellites en Russie ont récemment attiré l’attention. Selon une analyse circulant sur X, il ne s’agirait pas d’incidents techniques mais d’un épisode d’une confrontation orbitale entre Moscou, Washington et Pékin.
Tout commencerait le 30 janvier 2026, lorsqu’un satellite espion russe, Luch-1, est détruit en orbite. Officiellement, la cause n’est pas claire, mais certains soupçonnent une opération discrète de la United States Space Force. À Moscou, l’incident est perçu comme une attaque contre les capacités d’observation russes.
La riposte russe aurait lieu quelques jours plus tard, le 4 février. La Russie active alors Luch-2, qui s’approche de plusieurs satellites de l’OTAN à une distance d’environ vingt kilomètres. L’objectif présumé serait d’interférer avec leurs liaisons de commande, les canaux permettant de contrôler les satellites depuis la Terre. Le message implicite serait clair : si les satellites russes sont menacés, ceux des adversaires pourraient l’être aussi.
À la mi-février, la Chine entrerait dans le jeu. Des satellites chinois comme Jilin-1 et le système de navigation BeiDoucommenceraient à fournir des informations aux partenaires russes et iraniens. Les mouvements navals américains dans le Golfe seraient ainsi suivis avec précision, illustrant la coopération stratégique croissante entre Pékin et Moscou dans le domaine spatial.
Début mars, Washington déciderait de frapper indirectement. Plutôt que de cibler un satellite militaire, les États-Unis s’en prendraient à une infrastructure civile essentielle. Le satellite de télécommunications Ekspress-AT1 — initialement mentionné à tort comme Yamal-401 dans le thread — commencerait à dériver et serait finalement déclaré perdu.
Le 10 mars, la situation devient critique : ce satellite assurait une partie importante de la diffusion télévisée et des communications dans certaines régions russes, notamment autour de la mer Caspienne et du sud du pays. Sa perte provoquerait un isolement partiel des communications. Le remplacement prévu, Ekspress-AT3, ne serait attendu qu’aux alentours de 2030.
Face au risque de perturbations majeures, Moscou demanderait l’aide de Pékin. La Chine accepterait de fournir temporairement de la capacité de transmission via ses satellites ChinaSat. Cela signifierait que certaines communications russes dépendraient désormais d’infrastructures spatiales chinoises.
Dans le même temps, un satellite chinois, Shijian-21, se positionnerait près de Luch-2 afin d’empêcher les satellites américains d’inspection de s’en approcher. Parmi eux figureraient ceux du programme GSSAP, conçus pour observer les objets en orbite géostationnaire. Cette manœuvre est décrite comme une sorte de duel silencieux à près de 36 000 km d’altitude.
Pendant que ces tensions orbitales se déroulent, la Russie renforcerait aussi ses capacités de dissimulation au sol. Le système laser Peresvet, déployé notamment dans la région du Daghestan, serait utilisé pour perturber l’observation par satellite. Selon cette interprétation, cela permettrait de masquer certains mouvements maritimes dans la région de la Caspienne, notamment autour du port de Kaspiysk, facilitant des échanges commerciaux ou logistiques vers l’Iran.
La conclusion avancée par l’auteur du thread est que la perte du satellite russe ne serait pas simplement une panne, mais le résultat d’une confrontation stratégique. Selon cette hypothèse, les États-Unis auraient choisi de frapper une cible civile après avoir renoncé à neutraliser directement un satellite militaire protégé par la présence chinoise.

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